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Monday, 03 July 2017
Une communauté durable: Préserver les forêts et la culture tribale

Une communauté durable : Préserver les forêts et la culture tribale

L’approche de FSC envers une gestion forestière responsable ranime les forêts dégradées et améliore les moyens de subsistance des Peuples Autochtones du nord-est de l’Inde.


Kasam Lakshmi Tripuri est une jeune veuve et mère de deux filles pour qui les questions financières sont devenues un défi depuis que son mari est décédé. Mais sa chance a tourné lorsqu’elle a reçu le droit d’exploiter 160 hévéas pour leur latex dans la forêt voisine. La vente de ce latex lui apporte, à elle et sa famille, un revenu mensuel stable.

Elle est seulement l’une des membres d’une grande famille de travailleurs et de bénéficiaires de la Société de développement et de planification forestière de Tripura (TFDPC), un projet du gouvernement de l’Etat de Tripura pour trouver une voie à suivre pour les forêts et les communautés locales. La société gère les plantations commerciales de caoutchouc et de bambou réparties sur les 38 centres de plantation de caoutchouc des huit districts de l’Etat. Depuis 2015, TFDPC a su conserver les deux certifications FSC Gestion forestière et Chaîne de contrôle.

Une zone riche mais fragile

Une communauté durable: Préserver les forêts et la culture tribale (© FSC IC)© FSC ICTripura est le plus petit des sept Etats du nord-est de l’Inde, avec ses 10 490 kilomètres carrés. Environ 60% de la surface de Tripura est boisée, mais à peine 21% de ces forêts sont en bonne santé. Les zones restantes sont dégradées.

Abritant une large population tribale, une grande partie de l’Etat lutte avec la pauvreté. Les tribus ont traditionnellement dépendu des forêts pour leur survie, en pratiquant les méthodes d’agriculture du jhum (brûlis). Avec le temps, cela a entraîné le défrichage de vastes étendues de forêts denses au profit de cultures vivrières. Aujourd’hui, pour pouvoir sauver ces forêts de la destruction, la pratique du jhum est déconseillée mais cela se fait à un prix élevé : l’insécurité alimentaire de nombreuses tribus.

Certifier la durabilité et apporter une solution flexible

Une communauté durable: Préserver les forêts et la culture tribale (© FSC IC)© FSC ICDésormais, avec la TFDPC, les familles tribales reçoivent un hectare de plantation d’hévéa, leur permettant ainsi d’extraire le latex. La TFDPC leur achète ensuite le latex a des prix équitables. Jusqu’à présent, ce système a permis d’apporter des revenus durables à plus de 1 200 familles, et a apporté d’autres avantages sociaux tels que l’amélioration des installations communautaires, tel que des abris pour la pluie.

La TFDPC a travaillé à une gestion responsable des plantations, et la certification FSC renforce davantage cette gestion responsable en soutenant et en ajoutant de la valeur aux efforts de la TFDPC. Cela leur permettra bientôt de concurrencer les marchés internationaux.

La certification permet également le respect des bonnes pratiques au sein de toutes les plantations. Alors que les plantations d’hévéas sont mises en place par l’homme, des zones de forêts naturelles verdoyantes poussent au coeur de ces dernières et sont protégées et mandatées en vertu de la certification.

Kathalchari: une communauté durable sortie de la pauvreté

Une communauté durable : Préserver les forêts et la culture tribale (© FSC IC)© FSC ICLe village de Kathalchari se situe dans la division sud de l’Etat. D’un point de vue démographique, le village est entièrement constitué de personnes issues de la tribu Tripuri, et la majorité d’entre elles possèdent les droits d’exploiter le latex des plantations avoisinantes de la TFDPC. Samir Tripura est le responsable TFDPC dans le village. « La population ici vivait dans une extrême pauvreté jusqu’à il y a quelques années. Désormais, étant donné que chacun possède des droits pour l’exploitation de 150-200 hévéas, le niveau des revenus a considérablement augmenté ».

« Je possède les droits pour 200 arbres et je commence à travailler à 4h30 du matin. Une fois que le latex a commencé à couler des arbres, je rentre à la maison, je prépare mes enfants pour l’école, et je reviens à 8h du matin pour récolter le latex. Je gagne aux alentours de Rs 15 000-20 000 (USD 219-292) par mois et ma famille peut ainsi jouir d’une meilleure qualité de vie », a déclaré Savita Tripura.

La forêt et la communauté en harmonie

Une communauté durable: Préserver les forêts et la culture tribale (© FSC IC)© FSC ICFSC croit fermement en la protection des droits des Peuples autochtones dont les moyens d’existence dépendent de la santé des forêts, et, comme de nombreuses études l’ont démontré, ceci représente une approche efficace pour stopper la déforestation. A Tripura, avec les communautés travaillant main dans la main avec TFDPC, la certification FSC a généré des bénéfices tangibles sur le long terme pour les habitants et les forêts. Des bénéfices qui, espérons-le, dureront sur plusieurs générations.

Regardez maintenant : Rencontrez les Peuples autochtones de Tripura.


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