Comprendre et éviter le greenwashing
Le greenwashing (ou « éco-blanchiment ») désigne les pratiques de communication qui donnent une image trompeuse ou exagérée des performances environnementales d’un produit ou d’une entreprise.
Ces pratiques peuvent prendre différentes formes :
- Allégations environnementales ou sociales (tous types de messages, images ou pictogrammes faisant référence à un avantage environnemental ou social d’un produit ou d’une entreprise) vagues, exagérées, inexactes ou non vérifiables ;
- Utilisation de labels non contrôlés par des organismes tiers ;
- Communication partielle ou trompeuse sur les impacts environnementaux ou sociaux.
Pourquoi la lutte contre le greenwashing est-elle devenue un enjeu majeur ?
La confiance est devenue un facteur essentiel dans les décisions d'achat.
Selon une enquête de l'ADEME, 84% des Français considèrent les labels environnementaux comme un repère utile pour effectuer des achats plus responsables. Dans le même temps, les consommateurs sont confrontés à une multiplication des allégations environnementales et des labels ; selon la Commission européenne, on dénombre aujourd'hui plus de 230 labels de durabilité et plus de 100 labels liés à l'énergie dans l'Union européenne, avec des niveaux de transparence et de contrôle très variables. Cette étude a également montré que 53% des allégations environnementales examinées contenaient des informations vagues, trompeuses ou insuffisamment fondées, tandis que 40% ne disposaient d'aucun élément de preuve permettant de les justifier.
Cette situation crée un double risque : les consommateurs peuvent être induits en erreur, et les entreprises qui investissent réellement dans des démarches plus responsables peuvent voir leurs efforts mis sur le même plan que des pratiques moins rigoureuses.
Nouveau rapport sur le « greenwashing » : Une récente étude de RepRisk révèle qu’entre 2021 et 2025, le nombre d’entreprises confrontées à des risques pour la biodiversité sont de plus en plus nombres à être associées à des allégations environnementales trompeuses. Lien vers l’étude.
Lutter contre le greenwashing : une tendance mondiale
Face à ce constat, et partout dans le monde, les gouvernements renforcent progressivement les exigences applicables aux allégations environnementales.

En France, la Loi AGEC (2020-105) relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire vise à diminuer la production de déchets et interdit certaines allégations environnementales génériques comme « respectueux de l’environnement » ou « biodégradables » (Article 13). Le terme « éco-responsable » fait également partie des termes équivalents identifiés par le Conseil national de la consommation (CNC).
La Loi Climat et Résilience (2021-1104), qui vise à lutter contre le dérèglement climatique, reconnaît officiellement le greenwashing comme une pratique commerciale trompeuse et encadre l’utilisation des allégations de neutralité carbone dans les publicités.
Le CNC a publié un guide pratique des allégations environnementales, sur lequel s’appuie la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) et qui peut servir d’outil de référence pour les entreprises. L'ADEME a par ailleurs publié un guide anti-greenwashing destiné aux communicants afin de promouvoir les bonnes pratiques.
À l'échelle européenne, la Directive EmpCo (« Empowering Consumers for the Green Transition » ou ECGT, qui peut se traduire par « Donner aux consommateurs les moyens d'agir pour la transition écologique »), rentre en application en septembre 2026. Elle introduit de nouvelles règles visant à mieux protéger les consommateurs contre les allégations environnementales trompeuses et à renforcer la crédibilité des informations communiquées sur les produits et services.
Comment FSC contribue à lutter contre le greenwashing
Des standards internationaux exigeants, adaptés localement
Les certifications FSC reposent sur des exigences environnementales, sociales et économiques élaborées selon des processus transparents et multipartites. En savoir plus ici.
Une vérification indépendante
Les entreprises certifiées FSC sont auditées par des organismes certificateurs tiers afin de vérifier leur conformité aux exigences du système FSC. En savoir plus ici.
Une traçabilité tout au long de la chaîne d'approvisionnement
Le système de Chaîne de contrôle FSC permet de suivre les matériaux certifiés tout au long de la chaîne d'approvisionnement, depuis la forêt jusqu'au produit fini. En savoir plus ici.
Des règles d’usage de la marque FSC et des allégations encadrées
Les marques déposées de FSC (initiales « FSC® », nom complet « Forest Stewardship Council® » et logo) constituent un outil de communication reconnu dans le monde entier. Leur utilisation est encadrée afin de préserver la crédibilité du système FSC, fournir une information fiable aux consommateurs et permettre aux entreprises qui l’utilisent de communiquer en toute sécurité avec des allégations claires, crédibles et transparentes. En savoir plus ici.
Par ailleurs, ces règles évoluent régulièrement pour tenir compte :
- Des nouvelles attentes des consommateurs ;
- Des évolutions du marché ;
- Des nouvelles exigences réglementaires comme l’EmpCo ;
- Des bonnes pratiques en matière de communication environnementale.
Les récentes évolutions de la norme FSC-STD-50-001 pour les entreprises certifiées et du « Guide d’usage de la marque FSC® pour les détenteurs de licences promotionnelles » s'inscrivent dans cette démarche d'amélioration continue.
En savoir plus avec l’épisode “Greenwashing and FSC: Is there a limit to what you can say?” (en anglais) du podcast Forest for the Future de FSC International.
