Une présence collective et internationale
Pour FSC, le Carrefour International du Bois est l'occasion de rassembler son réseau international autour d'un stand commun – lui-même certifié FSC (FSC-P002065) –, d'échanger avec les acteurs de la filière et de renforcer les liens avec certifiés, partenaires et parties prenantes. Cette année encore, le stand FSC a été un lieu de rencontres et de discussions pendant trois jours, avec des professionnels venus de tous horizons.
Un stand vivant et des événements tout au long du salon
Une soirée autour de la recherche scientifique
Lors d'une soirée exclusive en marge du CIB réunissant les équipes de FSC, partenaires et parties prenantes, nous avons eu l’honneur de recevoir Joeri Zwerts, chercheur à l'Université d'Utrecht, qui a partagé ses travaux publiés dans la revue Nature en avril 2024. Son étude, menée sur cinq ans dans 14 concessions forestières au Gabon et en République du Congo, démontre que les forêts certifiées FSC du Bassin du Congo abritent 2,7 fois plus de grands mammifères que les forêts non certifiées : une preuve scientifique robuste de l'impact concret de la certification FSC sur la biodiversité.
L’étude complète à retrouver ici : https://www.nature.com/articles/s41586-024-07257-8
Une table-ronde sur le bois certifié FSC dans la construction
Le mercredi 3 juin, nous organisions une table-ronde intitulée « FSC dans la construction : quand la demande rencontre l'offre », introduite et modérée par Aurélien Sautière, Directeur exécutif de FSC France. L’occasion pour des acteurs engagés de la filière de venir témoigner sur leur démarche FSC : Tullia Baldassarri (Interholco), Charly Reignier (Building Solutions, Stora Enso), Bastien Bouteloup (Woodeum / Altarea - Cogedim), Ombeline Hannebelle (Built by Nature France / BBCA), Tristan Perret (Forestry France) et Erik Sneek (SWI Wood Import & Export)
Les échanges de cette table-ronde ont convergé vers une idée forte : le principal défi n'est plus de démontrer que le bois est un matériau pertinent pour la construction, mais de faire reconnaître la valeur économique, environnementale et sociale d'un bois issu de forêts gérées durablement et certifiées FSC.
Les intervenants ont souligné trois réalités du secteur : une pression réglementaire croissante (traçabilité, RDUE, construction bas carbone), une demande accrue de garanties sur l'origine des matériaux, mais aussi un déficit de compréhension de la valeur réelle de la certification FSC auprès des décideurs, collectivités et utilisateurs finaux.
Plusieurs évolutions positives ont été mises en avant, notamment le fait que maîtres d’ouvrage et investisseurs adoptent progressivement une approche plus globale des impacts de leurs projets (biodiversité, gestion de l’eau, traçabilité, enjeux sociaux…), au-delà de la seule question carbone notamment.

Pour Ombeline Hannebelle (BBCA), le développement de FSC passe d’abord par une meilleure intégration dans les certifications bâtiment déjà reconnues - comme c’est le cas dans le système LEED v5 -, afin de simplifier les démarches et mutualiser les exigences. Tristan Perret (Forestry France) estime quant à lui que la priorité est de mieux faire connaître le travail forestier et les réalités de la gestion responsable des forêts. De son côté, Bastien Bouteloup (Woodeum) rappelle que, dans un contexte immobilier tendu, les bénéfices apportés par la forêt (biodiversité, bien-être, et autres services écosystémiques) doivent être mieux valorisés et traduits en valeur compréhensible pour les marchés.
Cette valorisation passe également par un changement de récit. Tullia Baldassarri (Interholco) a plaidé pour la promotion du « bon bois pour le bon usage » et pour une communication plus positive autour du bois certifié. Une vision partagée par Erik Sneek (SWI, importateur néerlandais), qui souligne l’importance de continuer à sensibiliser les décideurs et prescripteurs aux bénéfices du bois certifié.
Enfin, Charly Reignier (Stora Enso) rappelle que les chaînes d’approvisionnement existent déjà et que l’industrie est capable de produire du bois FSC : « L’offre est prête ; c’est désormais la demande qui doit accélérer. » À bon entendeur !
Finalement, face à un secteur de la construction qui évolue, le développement de FSC dépend moins de nouvelles normes que de la capacité collective à démontrer, expliquer et valoriser les bénéfices réels d'une gestion forestière responsable, afin que cette valeur soit reconnue par les marchés, les collectivités et les citoyens.
Un cocktail de clôture autour des achats responsables
Le jeudi 4 juin, nous avons clôturé notre participation au salon avec notre cocktail "Regards croisés sur les bois certifiés et les achats responsables", réunissant des intervenants venus de quatre coins du monde qui partagent un même engagement : faire du bois certifié FSC un levier concret pour des filières plus responsables. De la Selva Maya à l’Indonésie, en passant par la commande publique en France, c’était un moment riche qui a permis de démontrer comment traçabilité, certification et pratiques durables contribuent à transformer la filière forêt-bois.
Nous remercions chaleureusement les intervenants : Benoît Jobbé-Duval (ATIBT) ; José Román Carrera et Carlos Estrada (Rainforest Alliance) ; Budi Hermawan (Kayu Lapis Indonesia), Clément Lachaud (WWF France), ainsi que Scott Francisco (Pilot Projects Collaborative / Cities4Forests) et Quentin d'Huart (Timbtrack).
À cette occasion, WWF-France a annoncé en avant-première la publication de son nouveau rapport consacré aux enjeux environnementaux liés aux achats publics de produits bois.
Ce que l'on retient
Cette édition 2026 a confirmé une tendance encourageante : malgré un contexte économique difficile, un tiers des entreprises exposantes au Carrefour International du Bois étaient certifiées FSC, un chiffre en augmentation par rapport à l'édition précédente, ce qui montre une progression de la demande pour des produits certifiés, tracés et responsables.
Rendez-vous dans deux ans pour la prochaine édition !
