Pouvez-vous nous présenter Draeger Paris en quelques mots ?
Draeger Paris, c'est d'abord une histoire : celle d'une entreprise familiale née en 1886, une imprimerie ayant travaillé avec de grands noms du luxe et collaboré avec des artistes comme Dalí, Picasso, Cocteau ou encore Matisse. Le papier est au cœur de notre métier initial… et cet ADN est toujours resté. L'activité d'impression s'est arrêtée en 1971, laissant place à la création. L'essence de la maison est restée intacte : transmettre un message, créer du lien, susciter des émotions sur différents supports.
Aujourd'hui, Draeger Paris, c'est une présence dans plus de 4 500 points de vente, une quinzaine de boutiques en France et un catalogue très large de produits pour célébrer toutes les occasions : cartes de vœux, papiers cadeaux, emballages, papeterie, articles cadeaux tels que tasses, magnets, porte-clés, maroquinerie, accessoires de mode, gourdes, articles pour enfants, etc. Tout est conçu en interne, avec notamment une équipe création et marketing dédiée, puis fabriqué en partenariat avec des fournisseurs en Europe et en Asie.
La responsabilité sociétale et environnementale fait-elle partie de l'ADN de Draeger depuis longtemps ?
Oui, et ce n'est pas un engagement de façade. Ce que j'ai ressenti en rejoignant l'entreprise en 2010, c'est une authenticité et une inspiration humaine très fortes. Dans une entreprise familiale portée par des valeurs créatives et qualitatives, la conscience de l'impact (sur la planète, sur les générations futures) est présente naturellement. Loin d'un virage stratégique, c'est une évolution organique.
La démarche s'est formalisée en 2010 : ce qui existait déjà au sein de nombreuses actions sur les produits et l'organisation a été mis en lumière, structuré et organisé, un management s'est mis en place. Toute cette dynamique a permis à chacun de se l'approprier vraiment. Aujourd'hui, dans chaque service, le sourcing durable est intégré comme une évidence, comme l'opportunité d'un pas supplémentaire vers encore plus de sens.
Qu'est-ce qui vous a conduit à choisir la certification FSC ?
Quand j'ai étudié les différentes certifications possibles, FSC s'est imposé comme la plus globale et la plus exigeante. Ce qui nous a convaincus, c'est cette double dimension : environnementale, bien sûr, mais aussi sociale. Et puis la reconnaissance internationale de FSC (bien plus répandu à l'international que d'autres labels européens) était un atout réel pour nos approvisionnements. C'est notre socle. Nous nous approvisionnons sur une seule base : des matières certifiées FSC. Il restait jusqu'en 2024 quelques rares papiers très spécifiques et texturés dont la disponibilité en FSC était difficile. Depuis 2025, la bascule est totale.
Ressentez-vous une pression croissante (de vos clients, de la réglementation) pour aller vers plus de responsabilité environnementale ?
Oui, clairement. Aujourd'hui, certains clients ne référencent plus les produits s'ils ne sont pas certifiés. La pression réglementaire est également forte, notamment avec la mise en place du RDUE, effective pour nous au 31 décembre 2026.
En parallèle, pour être honnête, si les acheteurs ont l'obligation d'intégrer la certification dans leurs objectifs et leurs bases de données, sur le terrain la maturité n'est pas encore là. Les chefs de rayon connaissent vaguement le label FSC, savent qu'il a un lien avec la forêt, sans que ce soit pour autant un critère d'achat lorsqu'ils sont indépendants et non centralisés. La motivation première des distributeurs reste avant tout le prix. C'est pour cela qu'il est clé de continuer à sensibiliser, pas à pas.

Cette année, vous lancez justement un partenariat avec FSC France autour d'un marque-page certifié FSC. Pourquoi cette opération ?
Parce qu'il est important d'aller au-delà d'une certification sur le papier… c'est le cas de le dire ! Un numéro de licence FSC ne parle qu'à une infime partie de la société, et encore. Ce marque-page, c'est une façon concrète d'ouvrir une porte : de montrer qu'il y a une histoire derrière un produit, que la forêt est impliquée, que des engagements ont été pris.
FSC est un partenaire de confiance : et la confiance, c'est la clé pour nous.
Ce qui nous anime chez Draeger, c'est contribuer à bâtir un monde plus inclusif et bienveillant en développant des produits qui créent du lien et transmettent des émotions. C'est vraiment notre cœur de métier. Ce marque-page, c'est l'opportunité concrète de le faire avec nos consommateurs finaux : ceux qui l'auront entre les mains lors de l'achat d'un carnet ou d'un produit de papeterie, en magasin ou en ligne.
Un message pour les acteurs de la papeterie ou de l'édition qui n'ont pas encore franchi le pas ?
Je dirais : éveillez-vous ! Un approvisionnement durable, c'est devenu une base, et non une option. C'est comme les démarches qualité il y a quelques années, qui sont aujourd'hui incontournables. Et au-delà de la réglementation, prendre soin de ses ressources, c'est mieux les connaître, optimiser ses coûts, créer des relations plus solides avec sa chaîne de valeur. Quand une entreprise est engagée dans une démarche de certification, elle n'est plus dans l'« à peu près » et ça change tout, y compris dans l'efficacité de la collaboration.
La conscience évolue dans la constance. C'est comme l'éducation : cela nécessite du temps, se construit petit à petit. Et chaque maillon de la chaîne, chaque personne compte.
Le marque-page certifié FSC de Draeger Paris sera disponible dans les produits de papeterie (carnets A5 notamment), en boutique et sur draegerparis.com à partir de juillet.
