La certification FSC de cette biomasse pourrait jouer un rôle important dans la conservation de la biodiversité, et cela particulièrement dans les cas où l’utilisation de cette biomasse pour la production d’énergie mène à une intensification des prélèvements en bois. Dans ces cas, la certification peut être un outil essentiel pour imposer et vérifier que les pratiques mises en place permettent de protéger les services écosystémiques et la biodiversité des forêts en question.
En ce qui concerne l’impact carbone de la production de biomasse, FSC travaille actuellement à la mise en place des nouveaux Principes et Critères de gestion forestière. Cela permettra d’avoir plus de détails à propos de la balance carbone dans les forêts destinées à cette production d’énergie par biomasse.
L’une des problématiques qui n’a pas encore été abordée par FSC est la conversion en plantations de zones humides ou de prairies à haute biodiversité, avant que la certification n’entre en jeu. Ces procédés peuvent causer des émissions de carbone substantielles. Globalement, l’impact carbone de la production et de l’utilisation de biomasse restera hors de la portée de la certification FSC, en particulier pour ce qui concerne les émissions issues des procédés de fabrication effectués hors de la forêt.
Ainsi, alors que la certification FSC de la biomasse permet de préserver l’intégrité écologique et la capacité de stockage des forêts, elle doit être complémentée, pour la prise en compte des enjeux climatiques, par une méthodologie crédible de production et conversion de biomasse, telle que le propose l’organisation RSB (Roundtable on Sustainable Biomaterials – Table Ronde sur les biomatériaux durable).
FSC attend de la part de ses détenteurs de certificat travaillant dans ce secteur qu’ils soient explicites sur les objectifs et les limitations, de la certification FSC de la biomasse pour la production d’énergie.
Dans les années à venir, FSC évaluera son potentiel de contribution à l’utilisation durable de la biomasse, tant en termes de climat que de biodiversité.
Contact : John Hontelez, Chief Advocacy Officer
j.hontelez@fsc.org
