Construire et développer une relation de confiance avec les parties prenantes

La concertation, un élément clé de la certification FSC

De par sa gouvernance qui intègre des acteurs des mondes économique (gestionnaires forestiers, industriels, négociants, distributeurs), environnemental (associations naturalistes, ONG, gestionnaires d’espaces naturels), et social (syndicats, associations de consommateurs, usagers de la nature), FSC s’est attachée dès sa création en 1993 à prendre en compte les points de vue des parties prenantes pour être en mesure de prendre des décisions éclairées, en lien avec les attentes de la société.


ConcertationAu niveau du référentiel de gestion forestière FSC, la concertation et le dialogue avec les parties prenantes constituent un point de contrôle indispensable afin d’obtenir le certificat délivré par les organismes certificateurs habilités (voir la fiche 1 du chapitre 3 dans le guide d’application).


La concertation est entrée dans les habitudes de nombreux gestionnaires forestiers. Les gestionnaires sont, en effet, de plus en plus conscients que la concertation est devenue une étape décisive pour la réussite des projets en offrant de nombreux avantages :

  • prévention des conflits avec les parties prenantes et les riverains
  • développement de relations de confiance apaisées voire de partenariats avec les acteurs du territoire
  • production et capitalisation des connaissances indispensables à une meilleure connaissance des caractéristiques environnementales
  • amélioration de la légitimité des projets ou encore amélioration de l’image du gestionnaire

La concertation peut se définir comme un processus s’appuyant sur un dispositif de dialogue entre le porteur de projet et les parties prenantes et/ou le public, dialogue maintenu dans la continuité et rythmé par des temps forts et aboutissant à une décision motivée en prenant compte des échanges. Il est important de noter ici que la concertation n’est pas un processus de codécision. Le gestionnaire reste le seul responsable de ses décisions dont il est maître mais dont il devra informer les parties prenantes.


Les étapes de la concertation dans la gestion forestière

L’identification des parties prenantes
Le gestionnaire forestier doit tout d’abord identifier les parties prenantes susceptibles de participer au processus de concertation.Elles peuvent être locales ou régionales et représenter des acteurs économiques, environnementaux, sociaux.

L’information préalable
Avant l’audit initial les parties prenantes sont identifiées et informées par le gestionnaire forestier candidat à la certification FSC. Il s’agit d’une première prise de contact qui permet d’identifier les personnes référentes au sein de l’organisation certifiée.

La consultation et le dialogue avec les parties prenantes
Le gestionnaire forestier envoie à ses parties prenantes :

  • Les règles de gestion générales qu’il met/projette de mettre en place (à l’échelle de ses forêts certifiées ou de son territoire dans le cadre d’une certification de groupe),
  • Les actions de gestion particulières qu’il applique aux forêts certifiées(identification des enjeux environnementaux, socio-culturels, économiques et notamment des Hautes Valeurs de Conservation).

Sur la base de ces informations, le gestionnaire forestier intègre les parties prenantes dans le processus de concertation, sous forme de courriers ou courriers électroniques, de temps forts d’échange à l’occasion de réunions publiques ou d’une combinaison de méthodes en fonction de l’organisation du gestionnaire forestier, des parties prenantes et du territoire concerné.

La prise de décision
Les informations ainsi recueillies lors des échanges et des consultations sont intégrées dans le document de gestion. Mais il est important de noter à nouveau ici que lors d’un processus de concertation, les arbitrages et les décisions reviennent toujours au gestionnaire forestier qui reste le seul responsable de ses choix. Ces décisions devront cependant être argumentées et être communiquées aux parties prenantes.

Le contrôle de la concertation
- L’audit : L’organisme certificateur qui audite le gestionnaire certifié ou le candidat à la certification consulte les parties prenantes pour s’assurer que la concertation se déroule bien. Les parties prenantes témoignent alors de leur degré de satisfaction quant au processus engagé.

- Le droit de regard des parties prenantes : Si toutefois les parties prenantes ne se sentaient toujours pas suffisamment entendues, FSC a également prévu qu’elles puissent s’exprimer au travers d’un système de réclamation (voir la fiche 3 du chapitre 3 du guide d’application) dont l’objectif est de traiter les conflits potentiels de façon objective et compréhensible pour le gestionnaire.

Pour plus d’informations sur ce sujet, vous pouvez vous reporter au chapitre 3 du guide d’application du référentiel de gestion forestière, téléchargeable sur la page « Le référentiel et ses outils ».


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