Carole Durieux est aujourd’hui Responsable Réglementations et Management QHSEE (Qualité, Hygiène, Sécurité, Environnement et Energie) et Responsable Chaîne de contrôle FSC chez La Rochette Cartonboard – fabricant de produits d’emballage en carton –, après avoir évolué au sein de l’organisation via des formations aux risques professionnels, aux standards ISO de management de la qualité et de l’énergie (ISO 9001 et ISO 50001), et aux standards de gestion durable des forêts, dont FSC.
Elle raconte : « J’ai intégré l’entreprise en 1999, après deux missions ISO 14001 dans le management environnemental au sein d’entreprises savoyardes. Travailler dans une industrie en lien avec le bois faisait quelque part écho à une « histoire » familiale dans laquelle mon grand-père était artisan menuisier, mon père artisan charpentier, ma famille ayant traditionnellement été en relation avec la forêt. »
Avec son équipe, Carole Durieux œuvre ainsi en support aux activités des différents services de la cartonnerie dans un but de conformité réglementaire et de certification de l’entreprise. Ses missions consistent à répondre aux attentes de l’entreprise et des parties prenantes en matière de qualité, d’hygiène et sécurité, d’environnement et d’énergie.
Diplômée dans la fin des années 90 d’une formation universitaire de niveau Master 2 (Bac+5) en Maîtrise et gestion de l’environnement industriel, après une formation en biologie des organismes et des populations, le « prendre du soin du vivant » est depuis toujours son moteur, une motivation qui la pousse à encore enrichir sa formation en 2024 : « Après avoir étendu mon champ de compétences via mon parcours professionnel, j’ai repris des études pour valider l’année dernière un Master 2 de Management et RSE à l’Ipag Business School, afin de pouvoir toujours mieux contribuer à des stratégies de mise en œuvre d’actions considérant l’Homme et l’Environnement dans le fonctionnement des organisations. » témoigne Carole Durieux.

Ce que Carole Durieux aime dans son métier, c’est son aspect multidimensionnel et ancré dans le réel : « J’exerce ce métier depuis maintenant plus de 25 ans dans le milieu industriel et j’affectionne le fait d’évoluer dans un environnement de travail « concret », au contact de l’ensemble des parties prenantes : salariés opérateurs / responsables, administration, organismes certificateurs, associations professionnelles, ONG, etc. ».
Elle ajoute : « J’apprécie particulièrement de contribuer aux attentes de prise en compte de l’humain et de l’environnement, deux aspects indissociables des activités d’une organisation qui se doit de les considérer afin d’assurer sa « durabilité ». Pour moi, il est gratifiant de participer à cette mission, au travers de contacts humains autant que d’activités plus organisationnelles de suivi (formalisation et traçabilité) ».
La papeterie / cartonnerie : une industrie essentiellement masculine… mais dans laquelle tout le monde peut trouver sa place !
La papeterie et la cartonnerie sont des métiers dans lesquels la production est majoritaire : une industrie lourde de transformation, encore essentiellement masculine, avec une moyenne d’âge de plus de 40 ans et une faible féminisation des effectifs, d’après l’expérience de Carole Durieux.
« La mixité homme-femme n’est pas à ce jour d’actualité en production, même si la filière de formation spécialisée dans les sciences du papier, de la communication imprimée, et des biomatériaux, met en avant un pourcentage de filles en croissance, notamment via l’alternance. Par ailleurs, les services supports comprennent davantage de femmes. » constate-t-elle.
Malgré cette masculinité encore marquée dans la filière, Carole Durieux estime que sa conviction et son investissement personnel dans le « prendre soin » l’ont aidée à évoluer au sein de l’organisation, lui permettant de trouver sa place en étant respectée et reconnue, ce qui l’amène à conclure : « Dans la mesure où chacun·e est aligné·e avec ses valeurs dans sa formation, son organisation ou dans son poste, quel qu’il soit, la question de genre ne doit pas être un aspect discriminant. Ce qui compte c’est d’être convaincu·e et congruent·e et c’est avant tout cela qui doit primer, peu importe la filière ! »